Suturing v gestion conservatrice des lacérations à la main

Editor — Quinn et al montrent que le traitement conservateur est plus rapide et moins douloureux pour les petites lacérations non compliquées de la main.1 Cependant, nous pensons que lacérations à la main, aussi petite soit-elle, doit être soigneusement examinée pour exclure les blessures aux tendons, aux nerfs ou aux articulations. Les auteurs ne font aucun commentaire sur le mécanisme de la blessure, qui est extrêmement important. Une lacération au couteau ou une blessure au verre rendrait l’exploration de la plaie obligatoire. Une blessure cutanée peu impressionnante peut cacher une quantité considérable de dommages aux structures profondes.2 De même, les blessures causées par de minces éclats de verre produisent des blessures cutanées peu impressionnantes, mais divisent généralement les tendons fléchisseurs et les nerfs de l’avant-bras.3 Dans les situations d’urgence, nous pensons qu’il est crucial de faire un bon historique du patient sur le mécanisme de la lésion et d’examiner soigneusement le patient avant de décider de la prise en charge des lacérations, même suturées ou conservatrices. Dans notre unité de chirurgie plastique, les infirmières praticiennes qui nous réfèrent des cas de traumatisme à la main ont toutes participé à une journée d’étude sur les traumatismes à la main organisée par notre département. Si le mécanisme de la blessure soulève une suspicion de blessure au tendon ou au nerf, les patients nous sont référés et leurs plaies explorées formellement dans une salle d’opération.