Les esprits plus âgés distrait facilement

« Le ralentissement mental dans la vieillesse peut être blâmé en partie parce qu’il est plus facilement distrait », a rapporté BBC News online.

Cette histoire est basée sur une petite étude qui a examiné l’activité cérébrale pendant les tests de mémoire. Les chercheurs ont demandé à 12 jeunes et à 12 personnes âgées de se souvenir d’images d’étrangers, tout en subissant une IRM.

Les résultats ont montré que le groupe le plus âgé était plus mauvais au rappel des visages et que certaines parties du cerveau des personnes âgées semblaient traiter plus d’informations de base que le groupe plus jeune. Les personnes âgées semblaient également plus facilement distraites par le bruit du scanner que les jeunes.

Cependant, cette étude ne peut pas prouver que plus d’activité dans les zones sensorielles du cerveau est nécessairement la cause d’un souvenir plus pauvre, bien que le lien semble plausible.

D’où vient cette histoire?

Cette recherche a été réalisée par le Dr W Dale Stevens et ses collègues de l’Université Harvard et de l’Université de Toronto. L’étude a été financée par les Instituts de santé du Canada et l’Institut national sur le vieillissement. Il a été publié dans le Journal of Neuroscience.

Quel genre d’étude scientifique était-ce?

Il s’agissait d’une étude transversale comparant l’activité cérébrale chez les personnes âgées et les plus jeunes lors des tests de mémoire.

On sait que le rappel de mémoire diminue avec l’âge. Une théorie est que cela peut être parce que les personnes âgées sont plus facilement distraites par leur environnement diarrhée. Si cela était vrai, on pourrait s’attendre à ce qu’il y ait une activité supplémentaire dans les zones sensorielles des cerveaux des personnes âgées alors qu’ils essayaient de mémoriser des choses. De même, la théorie suggère que cette activité supplémentaire serait absente dans le cerveau des jeunes. Les chercheurs ont eu l’intention de tester cette théorie.

Les chercheurs ont recruté 12 personnes âgées en bonne santé (âgés de 64 à 78 ans, âge moyen de 70 ans) et 12 jeunes en bonne santé (âgés de 22 à 36 ans, âge moyen de 26 ans). Les personnes n’étaient pas admissibles à participer si elles présentaient des troubles de la mémoire tels que des troubles psychiatriques, neurologiques ou autres, ou des antécédents d’abus de drogues ou d’alcool.

La fonction cognitive des participants a été évaluée en utilisant un test standard pour s’assurer qu’il était dans la plage normale avant de commencer l’étude. Deux des adultes plus âgés n’ont pas fourni suffisamment de réponses et ont été exclus de l’étude.

Chaque participant a été placé dans un scanner IRM et a montré une série de photos de visages d’étrangers. Certains visages ont été montrés plus d’une fois et les participants ont été invités à appuyer sur un bouton pour indiquer s’ils avaient vu le visage avant ou non. Ils ont également appuyé sur un bouton pour indiquer s’ils étaient certains de leur jugement ou non.

Alors qu’ils effectuaient ce test, leurs cerveaux ont été scannés pour évaluer quelles zones étaient actives. À la fin des tests, les chercheurs ont comparé l’activité cérébrale chez des personnes plus âgées et plus jeunes en voyant des visages dont ils se souvenaient par la suite (coups) et en voyant des visages qu’ils ont par la suite oubliés (ratés). Ils ont également comparé l’activité cérébrale dans les deux groupes pour des résultats dont les participants étaient certains et moins certains.

Quels ont été les résultats de l’étude?

Les chercheurs ont constaté que les participants plus âgés se souvenaient moins de visages que les participants plus jeunes.

Chez les jeunes, ils n’ont trouvé aucune différence significative dans l’activité cérébrale entre regarder des visages qui ont été rappelés plus tard et regarder des visages qui ont été oubliés.

Cependant, l’activité cérébrale chez les adultes âgés différait lorsqu’ils voyaient des visages dont ils se souvenaient par la suite ou qu’ils avaient oubliés. Quand un adulte plus âgé se souvenait d’un visage, il avait une activité accrue dans la région du cerveau impliquée dans la mémoire (l’hippocampe).

Quand ils ne se souvenaient pas d’un visage, ils montraient une activité accrue dans la région du cerveau impliquée dans l’audition (le cortex auditif) et dans d’autres zones pouvant être impliquées dans la surveillance de l’environnement.

Quelles interprétations les chercheurs ont-ils tirées de ces résultats?

Les chercheurs ont conclu que les distractions environnementales, telles que les bruits inhabituels, peuvent réduire la capacité des personnes âgées à se souvenir des choses. Cela signifie qu’il peut être difficile d’étudier la mémoire chez les personnes âgées en utilisant l’IRM, car les bruits de la machine sont trop gênants pour obtenir des lectures précises.

Que fait le NHS Knowledge Service de cette étude?

Cette étude relativement petite a fourni un aperçu de l’activité cérébrale lors de tests de mémoire chez des personnes plus jeunes et plus âgées.

Cependant, juste parce qu’il y avait plus d’activité dans les zones sensorielles des cerveaux des personnes âgées cela ne signifie pas nécessairement que ceci a causé leur mémoire réduite, bien que le lien soit plausible. Ces résultats proviennent d’un groupe de personnes âgées en bonne santé ayant une fonction cognitive normale, et ils peuvent ne pas s’appliquer à d’autres personnes qui sont en moins bonne santé ou qui ont une déficience cognitive.

Il est difficile d’éviter les distractions telles que le bruit dans la vie quotidienne. Cependant, il semble judicieux que quiconque essaie spécifiquement de mémoriser des informations pour réduire les distractions extérieures telles que le bruit autant que possible.