intervention coronarienne percutanée

Le développement de procédures percutanées pour diagnostiquer et traiter les maladies coronariennes a transformé la vie de nombreux patients. Les patients présentant des symptômes limitants peuvent maintenant être souvent retournés à l’activité complète par intervention coronarienne percutanée (ICP), avec un faible risque d’événements cardiaques liés à la procédure. La PCI présente des avantages évidents par rapport au pontage aorto-coronarien et, comme une maladie de plus en plus complexe peut être traitée chez les patients présentant une comorbidité auparavant prohibitive, la demande de procédures diagnostiques et interventionnelles augmente chaque année.1 Dans les procédures coronariennes percutanées une gaine avec une valve hémostatique est introduite dans une artère périphérique sous anesthésie locale. Des cathéters préformés sont passés à travers la gaine jusqu’à l’ostium de l’artère coronaire concernée, permettant ainsi l’administration de produit de contraste pour la radiographie, de fils d’angioplastie, de ballonnets et de stents. Une fois la procédure terminée, le cathéter et la gaine sont retirés et l’hémostase est obtenue par une compression manuelle, un dispositif de fermeture artérielle ou une réparation directe.L’artère fémorale a toujours été le site d’accès privilégié pour les interventions coronariennes, mais cette approche a plusieurs limites. Il est relativement contre-indiqué en présence de maladie vasculaire périphérique sévère et chez les patients recevant un traitement anticoagulant. Une période de décubitus post-opératoire est nécessaire pour éviter la perturbation du site de ponction artérielle. Cela peut être mal toléré par les patients présentant une dysfonction ventriculaire gauche, une maladie pulmonaire ou une douleur au dos et à la hanche. Malgré l’alitement, le taux de complications au niveau du site d’accès fémoral (hématome, pseudo-anévrysme, fistule artério-veineuse ou besoin de transfusion sanguine ou de réparation artérielle chirurgicale) est de 2 à 8% après ICP transfémorale.2,3 Ces facteurs affectent la satisfaction des patients , la morbidité, la durée du séjour à l’hôpital, et les coûts et ont conduit au développement d’un accès vasculaire alternatif pour les procédures coronariennes. Dans cette revue, nous résumons la littérature sur les procédures coronaires transradiales et discutons des implications cliniques potentielles et des considérations techniques de cette approche vasculaire.