Herceptin prolonge la survie globale dans le bon type de cancer du sein

On sait déjà que l’anticorps monoclonal trastuzumab (Herceptin) prévient ou au moins retarde la récurrence du cancer du sein chez les 15-25% des femmes atteintes d’une maladie précoce dont les cancers expriment le récepteur du facteur de croissance transmembranaire HER2. La dernière analyse des données d’un grand essai européen montre que le traitement d’une année par le trastuzumab peut également prolonger la survie globale. Le risque absolu de décès sur deux ans a été réduit de 5,3% (90/1698) à 3,5% (59/1703) chez ces femmes. Le commentaire lié (pp 3-4) calcule qu’il s’agit d’une réduction absolue de 1,8% (rapport de risque 0,66, IC à 95% 0,47 à 0,91) ou d’un survivant supplémentaire pour 55 femmes traitées.

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Les femmes dans cet essai avaient un cancer du sein invasif à un stade précoce traité par chirurgie, chimiothérapie standard et radiothérapie, le cas échéant. Les femmes affectées au groupe témoin ont été simplement observées pendant deux ans. Le procès était ouvert.

Le commentaire dit que le trastuzumab a clairement des effets bénéfiques chez les femmes ayant le bon type de cancer du sein, mais qu’elles ont un coût anti-inflammatoire non stéroïdien. Le trastuzumab est une toxine cardiaque qui comporte un risque important d’insuffisance cardiaque. Dans cette analyse, 2% (36/1678) du groupe de traitement ont développé une insuffisance cardiaque symptomatique, contre seulement 0,1% des témoins (2/1708) (P < 0,0001). Les effets à plus long terme sur le coeur restent inconnus.