Aborder les inégalités dans les capacités de recherche en Afrique

Ce numéro thématique spécial comprend un festin d’articles de haute qualité rédigés par des chercheurs africains sur un éventail de sujets d’une grande importance pour la santé et les soins de santé en Afrique. Malgré tous nos efforts, nous n’avons pas réussi à obtenir la diffusion géographique des soumissions que nous espérions, surtout parce que nous ne recevons des articles d’auteurs que dans quelques pays africains. Nous ne savons pas dans quelle mesure cela reflète le manque de capacité de recherche ou si les conditions politiques, sociales et économiques prévalant dans ces pays militent contre une recherche significative traumatique. Quelles qu’en soient les raisons, la pénurie de recherches en Afrique pour l’Afrique est intenable.La capacité de recherche, qui comprend les cadres institutionnel et réglementaire, les infrastructures, les investissements et les personnes suffisamment qualifiées pour mener et publier des recherches, varie largement selon les pays africains. Dans un rapport à la Banque mondiale qui classait les pays en fonction de leurs investissements nationaux et de leur productivité dans la science et la technologie, l’Afrique du Sud, l’Égypte et l’île Maurice se débrouillaient raisonnablement bien, tandis que le reste de l’Afrique apparaissait sous &#x0201c Bien que cette généralisation obscurcisse le fait que les pays scientifiquement moins avancés peuvent avoir d’excellentes capacités dans certains domaines de niche, il ne fait aucun doute que la recherche africaine est moribonde. Les inégalités dans la recherche en santé contribuent aux inégalités en matière de santé . Si la science doit tenir sa promesse d’améliorer la santé et de stimuler le développement, tous les pays devraient être en mesure de participer à la recherche. La recherche doit refléter les priorités nationales et se concentrer en particulier sur les situations à forte charge dans les populations africaines, sur l’évaluation des interventions visant à renforcer les systèmes de santé et sur les activités visant à convertir les connaissances en actions.2-4Collaboration en recherche, largement représentée dans ce numéro thématique être un vecteur de renforcement des capacités de recherche dans les pays les moins favorisés. Les scientifiques africains se félicitent de la collaboration avec le Nord en tant que moyen de surmonter les obstacles à la recherche et de promouvoir l’échange d’idées. Malheureusement, les Africains semblent moins enthousiastes quant à la collaboration entre les pays de leur propre continent. Cette situation peut s’améliorer: le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) facilite activement les partenariats en Afrique et avec la communauté internationale5. Compte tenu des relations de pouvoir inégales entre les pays riches et pauvres, la collaboration entre eux pose certains risques. Les directives sur les partenariats internationaux dans la recherche devraient cependant aider à minimiser le danger du colonialisme scientifique se faisant passer pour une collaboration de recherche.6-9Des partenariats avec des individus et des institutions dans les pays africains sont nécessaires, mais ceux-ci devraient être équitables. Les motivations scientifiques et les caractéristiques personnelles ne sont pas les seuls facteurs déterminant qui collabore avec qui. Les relations historiques (souvent coloniales) entre les pays, les langues partagées et les intérêts économiques ou de sécurité tendent à favoriser les contacts entre chercheurs et peuvent fournir un financement réservé à la collaboration. Les difficultés pratiques liées à l’infrastructure des pays, aux systèmes d’information et de communication, aux voyages, aux devises et à la sécurité peuvent également influencer l’établissement et le maintien de l’interaction scientifique. Ces facteurs font que les pays les plus défavorisés sont les moins susceptibles d’attirer la recherche en investissement. La recherche: un avenir prometteur pour la recherche en santé en Afrique Crédit: ROBERT J ROSS / IMAGES ENFANTS L’Australie modifie son accord de libre-échange avec les États-Unis Réduire l’effet sur les coûts des médicaments